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jeudi 11 décembre 2014

Anamorphose : que la Force soit dans vos cartes !

Depuis quelque temps, on voit fleurir sur le web de drôles de cartes présentant des territoires que l’on a du mal à reconnaître. Et pour cause : ces territoires sont déformés pour mieux mettre en évidence le phénomène cartographié. Alors, en attendant le prochain épisode de Star Wars et comme c’est bientôt Noël, nous vous révélons les secrets d’un nouveau pouvoir tiré de la Force : l’anamorphose.

mardi 25 novembre 2014

Des données pour mesurer la qualité de vie

En statistiques, on est à l'aise pour mesurer des quantités : des nombres, des ratios, des indices, des pourcentages, des taux d'évolution... Néanmoins, dans une livraison récente d'Insee Première, l'Institut ose une approche de la qualité de vie dans les territoires (Insee Première n° 1519 d'octobre 2014). Pour cela, les auteurs de l'étude ont sélectionné une trentaine d'indicateurs de bien-être : accessibilité à certains équipements, niveau d'études, disparité hommes/femmes, emploi, salaires, environnement, logement, transports...

Les indicateurs ont été choisi pour leur pertinence au regard de l'étude, mais aussi pour leur disponibilité à des niveaux géographiques suffisamment fins. Le niveau géographique retenu dans l'étude est un découpage spécifique en territoires de vie. Il s'appuie sur le découpage en bassins de vie, organisés autour de pôles de services. Pour obtenir les territoires de vie, certains bassins ont été redécoupés, pour mieux tenir compte de disparités internes, en particulier dans les zones périurbaines. Il y a au total 2 677 territoires de vie.

Le principal résultat de cette étude est la construction d'une typologie territoriale, permettant de distinguer des territoires plutôt favorisés économiquement, généralement sous l'influence de villes, de territoires plus isolés ou de territoires en situation économique plus précaire. La typologie distingue 8 catégories de territoires.

Il ressort de cette étude qu'il existe des disparités assez fortes entre les différentes catégories de territoires : des territoires denses, aisés, bien équipés, mais souffrant d'éloignement et de disparités sociales, des territoires intermédiaires plutôt préservés, souvent sous l'influence de villes moyennes, des territoires plus isolés, moins riches mais plus homogènes. Le meilleur moyen d'avoir une vision de synthèse de cette typologie est de regarder d'un peu plus près sa représentation cartographique.

C'est ce que propose France découverte :



France découverte permet d'explorer plus en détail les données utilisées par les auteurs de l'étude. Ces données, téléchargeables sur le site de l'Insee, ont été ajoutées dans un nouveau thème baptisé "qualité de vie". Il est ainsi possible d'obtenir des cartes par territoire de vie pour chacun des 27 indicateurs utilisés dans l'étude, et en particulier des cartes :
Espérons que cette approche qualitative originale que réalise ici l'Insee sera ultérieurement poursuivie et approfondie. C'est ce que laisse entendre la dernière phrase de l'encadré relatif aux indicateurs : "Les travaux présentés ici ont un caractère exploratoire ; ils pourront trouver des prolongements, en intégrant des indicateurs complémentaires et en associant les acteurs régionaux et locaux à l’analyse.".


lundi 20 octobre 2014

Un observatoire Geodata pour l'ADEUPa à Brest

L'Agence d'urbanisme du Pays de Brest utilise Géoclip depuis 2011, pour mettre à disposition de ses partenaires et du grand public, des données géolocalisées relatives à son territoire. Elle vient tout juste de publier une nouvelle version de cet outil, pour bénéficier des nouvelles possibilités offertes par Géoclip O3.

Cet ADEUPa Geodata utilise toujours les profils d'utilisateurs, afin d'offrir un accès privilégié aux partenaires et leur donner accès à certains types de données à diffusion restreinte. L'éventail de données proposées au grand public est néanmoins assez large, de données issues du domaine public telles que la démographie ou les revenus fiscaux à des données plus spécialisées sur le logement, le foncier ou la précarité par exemple.

L'outil propose une utilisation astucieuse des niveaux géographiques : 
  • Ville de Brest et Pays de Brest par iris, 
  • Brest Métropole Océane, Pays de Brest,  Finistère et Bretagne par commune,
  • Finistère et Bretagne par intercommunalité,
  • Bretagne par pays.
En jouant ainsi sur les différentes mailles et les différentes étendues, cela permet de proposer une exploration progressive du territoire.

L'outil valorise également la fonctionnalité de portrait de territoire, qui permet d'obtenir un rapport de synthèse automatique très riche, d'une dizaine de pages, comparant n'importe quel territoire à une ou plusieurs zones de référence.

Cet observatoire pour l'ADEUPa est un nouvel exemple de réalisation pour une agence d'urbanisme. Cela répond aux missions d'un tel organisme d'observation, d'analyse et de diffusion de la connaissance. L'ADEUPa est une des agences d'urbanisme à avoir opté pour Géoclip avec :

  • l'AURG, Agence d'Urbanisme de la Région Grenobloise,
  • UrbaLyon, l'Agence d'Urbanisme pour le développement de l'Agglomération Lyonnaise (publication début 2015),
  • l'ADUAM, Agence d'Urbanisme et d'Aménagement de la Martinique (publication début 2015),
  • l'ADEUS, Agence de Développement et d'Urbanisme de l'Agglomération Strasbourgeoise (publication 1er trimestre 2015),
  • l'ADAAM06, Agence de déplacements et d'aménagement des Alpes-Maritimes (publication en intranet uniquement).

jeudi 18 septembre 2014

La cartographie statistique sur mobile avec HTML5 :
L'élégance de la librairie D3

Géoclip Serveur est d'abord connu pour sa cartographie statistique, interactive et dynamique. Mais tableaux et graphiques sont aussi de la partie. Les portraits de territoire de Géoclip permettent de produire des tableaux de bord composites sur la zone d'intérêt d'un utilisateur.

Début 2013, lors des études préliminaires pour la version mobile de Géoclip, nous avons cherché quelles librairies javascript pouvaient nous aider à réaliser des graphiques interactifs ou des tableaux triables, à l'instar de la version Flex actuelle. Avec un cahier des charges exagérément irréaliste : nous les voulions fluides, légères, sexys, gratuites, complémentaires, pérennes... Highcharts et Datatables, deux librairies pour graphiques et tableaux ont émergé de ce premier criblage. Mais elles restaient lourdes et peu ou pas optimisées pour mobiles tactiles.

C'est alors que par hasard, en altitude après une journée de ski, surfant négligemment dans la moiteur d'un appartement surchauffé, D3 m'est apparue.

jeudi 4 septembre 2014

Géoclips du bout du monde

La zone Pacifique pose un double problème de représentation au cartographe : d'une part, elle est traversée par la ligne de changement de date, qui marque les confins de la représentation occidentale du monde, d'autre part elle se compose de territoires dispersés et de faible superficie. Voyons quelles solutions proposer pour surmonter ces difficultés.


Prenons par exemple l'archipel polynésien des Tuvalu. Si vous recherchez Tuvalu dans un globe virtuel, vous verrez surtout du bleu ! Il s'agit d'un archipel constitué de 9 atolls minuscules, perdus au centre de l'Océan Pacifique, à 5 000 km au nord est de l'Australie. L'île la plus longue mesure environ 12 km dans sa plus grande dimension. Tuvalu est néanmoins un état indépendant, d'un peu plus de 10 000 habitants.
Bien qu'on dispose de statistiques sur la population des différentes îles, il n'est par conséquent pas simple de produire une carte statistique sur des objets géographiques aussi éparpillés et aussi petits.




Cela devient plus clair avec ce bel assemblage exposant les principales îles.
Dans le fond de carte, les 9 atolls ont été déplacés dans 9 cartouches. Cela permet d'obtenir une vue géographique globale.

On procède de la même manière pour obtenir une vue globale de la France, figurant les départements d'outre-mer dans la même vue.










La Communauté du Pacifique (CPS) fut créée en Australie, en 1947, suite à la signature de la Convention de Canberra par les six « États membres » qui administraient alors des territoires dans la région du Pacifique :

mardi 1 juillet 2014

La cartographie statistique sur mobile avec HTML5 :
Canvas vs SVG

Afficher une carte interactive sur tablette ou tout autre appareil mobile, c'est possible avec diverses technologies web : principalement SVG ou Canvas. Ce deuxième article (*) sur la cartographie avec HTML5 évoque les avantages et inconvénients de ces deux techniques. Il décrit également les apports de CSS3 en matière d'animation cartographique.

Rappelons tout d'abord le principe de la cartographie vectorielle. Il consiste à charger dans le navigateur la définition géométrique d'un fond de carte, par exemple les départements de France, et à lui confier le soin de dessiner les polygones correspondants. Ce mode de rendu s'oppose à la composition en dalles bitmap, la carte à l'écran s'assemblant à partir de carrés pré-construits au format image png. Mais un fichier png n'est pas réactif, alors qu'une forme géométrique connue du navigateur peut l'être, tout comme elle peut être modifiée à la volée, par affectation d'un style ou d'un facteur de zoom, sans avoir à consommer à nouveau de la bande passante.

La technologie SVG est a priori la mieux adaptée pour un rendu vectoriel de qualité. C'est une vieille technologie, presqu'aussi vieille que Flash, mais validée par les autorités de standardisation. Elle a très tôt été utilisée par des cartographes sur Internet. Mais dans les années 2000, Flash, par son ubiquité et sa vélocité, l'a nettement supplantée. 

Renversement à l'aube de la décennie 2010 avec la décision de Steve Jobs de bannir Flash des mobiles Apple. SVG, désormais largement supportée par les navigateurs du monde mobile, peut sortir de l'ombre. Mais entre-temps Apple a fait émerger un nouveau standard, qui deviendra l'un des fers de lance de la révolution HTML5, le "Canvas".  

Un spécialiste de SVG ou Flash aura tendance à considérer le Canvas avec dédain, car c'est un procédé très basique. On peut certes en javascript dessiner dessus à peu près tout ce qu'on veut. Mais le Canvas n'a aucune mémoire, ce n'est qu'une toile qui, une fois coloriée, a oublié les commandes de dessin qu'elle a reçues. A chaque changement à apporter à la carte, il faut tout effacer et recommencer. SVG est bien plus intelligent, car il construit en mémoire un arbre conservant la définition de tous les objets dessinés, un arbre qui s’insère dans l'arbre global de la page web (le DOM). Une forme dessinée en SVG est ainsi aussi aisément accessible a posteriori en javascript ou en CSS qu'un "div" ou un élément de texte. 

Mais voilà, cette richesse a un coût, et un appareil mobile est peu généreux en puissance, en mémoire, et en énergie. Le développement mobile est injuste avec l'élégance abstraite, il exige du codage de bas niveau, des techniques peu consommatrices. Le Canvas est devenu tellement rapide à dessiner que l'inconvénient du rafraîchissement à programmer est mineur au regard de la fatigue exponentielle que le maintien d'un arbre DOM SVG de plusieurs centaines ou milliers d'objets impose à un mobile. 

Affichage d'une carte de France
par commune avec Canvas topologique
Un autre argument en faveur du Canvas s'ajoute quand la cartographie utilise un format topologique, ce qui est le cas de Géoclip mobile. SVG oblige en pratique à dupliquer en mémoire la définition géométrique des formes géographiques. Les coordonnées des points de chaque tracé sont d'abord chargées en mémoire, typiquement à partir d'un fichier JSON. Puis une copie est réalisée dans un encodage SVG, qui est spécifique, et même exotique.

De surcroît, SVG ne sait pas tirer parti directement d'un format topologique : les points d'une frontière commune à 2 territoires sont donc décrits deux fois dans 2 "paths" séparés. Si a contrario on dessine sur le Canvas directement à partir d'arcs topologiques, on n'a besoin que d'une description très compacte de la géométrie à rendre à l'écran, où aucun point n'est décrit deux, voire trois fois en mémoire.

Enfin, l'affichage du Canvas, au cœur du moteur de rendu HTML5  fait l'objet d'optimisations constantes de la part des développeurs de navigateurs. SVG, dont la spécification est ancienne, dont le support est plus complexe, parfois récent comme dans le monde Android, est visiblement considéré de façon moins prioritaire.

Utiliser le Canvas, qui une fois composé n'est guère différent d'un bloc image png, n'interdit pas l'interactivité et les animations. Dès lors que la définition topologique du fond de carte reste disponible en mémoire, il est aisé de détecter le territoire survolé. Le Canvas supporte le calcul matriciel, les zooms et translations sont donc enfantins à programmer.

CSS3 s'accorde particulièrement bien avec le Canvas. Les navigateurs web ont considérablement accéléré les animations à l'écran en exploitant mieux les ressources de la carte graphique. Ce qui se programmait lourdement en javascript est désormais pris en charge par quelques lignes CSS3, avec notamment les transformations 2D/3D, la gestion de la transparence et les transitions possibles sans saccade sur toute sorte d'attributs graphiques.

Pour le rendu cartographique mobile, nous arbitrons donc en faveur du Canvas. SVG reste toutefois la technologie de choix pour des "data-visualisations" plus classiques et légères à base de graphiques ou de diagrammes. L'élégante librairie D3 en fait un superbe usage, sur lequel nous reviendrons dans un prochain article.

* : Le premier article était une introduction à la cartographie statistique sur mobile avec HTML5.




mardi 3 juin 2014

Réforme territoriale : régions, marions-les

projet de redécoupage des régions françaises
De 22 à 14 régions
Cette carte du projet de redécoupage des régions françaises est abondamment publiée et commentée aujourd'hui dans toute la presse nationale et locale.

Pour aller plus loin, il est intéressant également de regarder comme se répartissent quelques données statistiques selon ce projet d'une France en 14 régions métropolitaines.

Pour permettre cela, une nouvelle vue géographique a été introduite dans France découverte prenant en compte les 7 mariages régionaux envisagés.

Plusieurs indicateurs ont ensuite été agrégés selon ce projet de découpage, sur quelques domaines principaux : la population, les logements, l'emploi et les activités économiques.

PIB et densité de population
Notre objectif : vous offrir des outils simples à utiliser, pour vous permettre d'explorer facilement les données. Voici donc quelques exemples de cartes thématiques :
Vous pourrez en produire d'autres par vous-même, à partir des indicateurs disponibles dans l'atlas, ou aussi en important vos propres données.

Vous pourrez également éditer des portraits de ces nouvelles régions à l'étude, comme par exemple le portrait de la grande région Centre-Poitou-Charentes-Limousin.